Le dépistage

Le dépistage

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Le dépistage de la surdité chez l'enfant

Le dépistage des problèmes d’audition chez les enfants est important. Si le dépistage systématique chez les nouveaux-nés n’est pas encore répandu dans toutes les maternités, cet aspect de la santé de l’enfant est de plus en plus surveillé. Ainsi, dans le nouveau carnet de santé (en vigueur depuis le 1er janvier 2006), un espace est maintenant prévu pour retranscrire les résultats des tests auditifs de l’enfant.

Le premier test est effectué à la maternité. Les tests suivants sont généralement pratiqués par le médecin de famille ou le pédiatre. Ils sont répétés aux âges de 2, 4, 9 et 24 mois car même si le test donne un résultat normal à la naissance, il est essentiel d’examiner régulièrement l’audition de l’enfant. Certaines surdités peuvent en effet s’aggraver progressivement.

En cas de doute sur une surdité, l’enfant doit consulter un ORL, le spécialiste des affections auditives.

Les tests de dépistage

Avant la naissance, un premier test est possible : le médecin place une source sonore sur le ventre de la mère et enregistre le rythme cardiaque de l’enfant. L’accélération des battements du cœur indique que l’enfant a perçu le bruit. Les erreurs peuvent néanmoins être nombreuses et le manque de réactions du f?tus ne prouve pas nécessairement qu’il soit sourd.

À la naissance : le médecin réalise un test de stimulation sonore par générateur de bruit calibré et enregistre les réponses réflexes de l’enfant (sursaut, pleurs?).

Au 4ème mois : Le dépistage est effectué systématiquement par le médecin qui suit le nourrisson. Il étudie les réactions auditives de l’enfant face aux bruits familiers (voix de la mère, porte) et aux sons produits par des jouets sonores.

Au 9ème mois : Le test précédent est renouvelé. Le médecin utilise des bruits familiers et des jouets sonores calibrés en fréquence et en intensité.

Au 24ème mois : Le médecin pratique une acoumétrie (un test à voix chuchotée puis à voix haute). Il appelle l’enfant à voix faible et désigne oralement des objets usuels que l’enfant doit lui montrer du doigt. A ce moment, le dépistage peut commencer à être sélectif, on teste une oreille puis l’autre.

À l’école, vers 6 ans, l’enfant peut subir une acoumétrie au diapason ou, comme les adultes, une audiométrie pratiquée par le médecin scolaire.

Les examens auditifs

L’acoumétrie

L’acoumétrie est un test simple pratiqué lors des examens auditifs de l’enfant aux âge de 2, 4, 9 et 24 mois. Elle ne nécessite pas d’instrument particulier et est réalisé avec la voix ou avec des bruits de la vie courante tel que le claquement d’une porte. Le nouveau-né présente certains réflexes lorsqu’il entend le son.

L’audiométrie de conditionnement

L’audiométrie de conditionnement consiste à mesurer l’audition de l’enfant grâce à des tests avec des jouets sonores (pour les plus jeunes), des tests avec des images, des tests du prénom et des tests de réflexe. Elle se pratique entre l’âge de 5 mois et 6 ans. Au-delà de 6 ans, les tests d’audiométrie sont pratiqués de la même façon que pour les adultes avec un audiomètre (un générateur de fréquences muni d’un potentiomètre permettant d’élever progressivement l’intensité).

L’audiométrie objective

L’audiométrie objective est utilisée pour enregistrer la réaction d’un enfant face à des sons lorsqu’il est endormi ou sous anesthésie. Ce test est très utile auprès d’enfants en bas âge ou d’enfants sourds et aveugles.

Les oto-émissions acoustiques

Ce test vise à mesurer le son que l’oreille produit en accord avec le son perçu. Enregistrable, ce son est cependant inférieur au seuil auditif normal. Un appareil spécifiques de recueil d’oto-émissions émet un son calibré et enregistre les oto-émissions produites par l’oreille de l’enfant. Pratiqué sur un enfant endormi, ce test permet de mesurer l’audition. Il est de plus en plus pratiqué dans les maternités.

L’impédancemétrie

L’impédancemétrie permet d’étudier l’élasticité du tympan. C’est avec ce test que l’on étudie l’état de l’oreille moyenne et que l’on mesure si le réflexe stapédien protège bien l’enfant des traumatismes sonores.

L’impédance représente en quelque sorte la résistance du système tympano-ossiculaire qui, elle, dépend de l’ensemble des matières impliquées, de leur rigidité, de la fréquence et du frottement entre les parties mobiles. C’est la réaction de l’oreille aux pressions sonores. Via une stimulation sonore intense, le médecin mesure l’onde réfléchie tout en faisant varier la pression dans le conduit auditif externe. Il enregistre ensuite la contraction de l’étrier, le dernier osselet de la chaîne tympano-ossiculaire.

L’impédancemétrie est également utilisée pour tester les réactions de l’oreille interne et détecter une éventuelle surdité de perception.

L’électroencéphalographie

L’électroencéphalographie consiste à mesurer la résultante cérébrale des sons apportés par les voies auditives. Suite à une prémédication, on enregistre un électroencéphalogramme et on constate ses modifications lors de stimuli sonores.

L’électrocochléographie

L’électrocochléographie permet d’enregistrer l’activité électrique du nerf auditif. Pour cela, on introduit une très fine électrode à travers le tympan. Cet examen est pratiqué sous anesthésie générale à partir d’un an. Cet examen permet de détecter les surdités de perception.

L’enregistrement des potentiels évoqués auditifs (PEA)

Effectué avec des électrodes, avant l’âge de 6 mois et durant le sommeil de l’enfant, le PEA permet d’évaluer le fonctionnement des voies auditives, de mesurer le seuil auditif et d’apprécier la maturation du système nerveux. L’examen peut également être réalisé après 6 mois mais une prémédication est nécessaire.

Voir également : les types de surdité

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