Technologies

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Exemple: les aides auditives Siemens

La première prothèse auditive, de Monsieur Reim, un londonien, date du début du 19e siècle. Depuis le début du 20e siècle, de nombreux progrès sont intervenus entre l’époque du cornet acoustique, du Professeur Tournesol et celle de la première prothèse implantée. Aujourd’hui, la technologie permet un plus grand choix quant à la conception des appareils.

Les technologies utilisées

A) L’analogique ou prothèses conventionnelles

C’est la technologie la plus ancienne. Ainsi appelé, parce que les sons y sont traités de manière analogique. C’est-à-dire que les sons sont convertis en signaux électriques de même nature. Ils le restent quel que soit le traitement qu’ils subissent.

Elles sont aussi appelées prothèses conventionnelles parce qu’avant l’arrivée de la technologie numérique, le traitement analogique était standardisé à l’ensemble des circuits.

Procédé

Le son est capté par un microphone. Ensuite il est transformé en signaux électriques mesurables à tout instant et manipulables. Les réglages se font facilement par des petites vis, mais ces réglages sont limités.

B) Les prothèses programmables

Elles existent depuis le début des années 90.
C’est une des premières applications de la technologie numérique qui permet de pouvoir programmer ou régler les prothèses auditives conventionnelles à partir d’un ordinateur.

Procédé

Elles disposent d’un petit programme informatique (circuit numérique) leur permettant de garder en mémoire les réglages de la prothèse. Les réglages sont faits par l’audioprothésiste à l’aide d’un ordinateur.

C) Le numérique

Depuis le milieu des années 90, le numérique a conquis plus de 30 % du marché de l’audioprothèse. On les retrouve sous forme de contours et intra-auriculaires et sont adaptés pour des surdités légères à sévères.

Procédé

Le son est capté par un microphone. Ensuite il arrive vers un décodeur où il est numérisé. C’est à dire qu’il est transformé en une série de nombres qui sera ensuite traitée et analysée par un algorithme. Celui-ci assure à l’aide auditive des évolutions constantes sans intervention mécanique (facilité d’ajustement).
Il permet aussi de réaliser des réglages des aides auditives exactement adaptés à la perte auditive. L’effet Larsen et le bruit émanant du micro peuvent être supprimés. Ce sont des aides « intelligentes » qui sont capables de déceler la présence de bruit (à ne pas amplifier) et de parole (à amplifier). Elles modulent en continue leur amplification en fonction de l’environnement sonore.
Mais la performance de l’aide auditive dépend de la qualité du microprocesseur et surtout de l’algorithme utilisé (analyse et traitement des sons, accessibilité des réglages).

D) L’implant cochléaire

Les premiers implants monocanaux ont vu le jour dans les années 60. Il est destiné essentiellement aux personnes devenues sourdes.
L’implant cochléaire implique une opération de l’oreille interne. Il n’est donc pas recommandé de l’utiliser chez des personnes dont l’oreille interne fonctionne encore, même partiellement.

Procédé

Le son transmis par un microphone est traitée par un processeur vocal. Ceci entraîne un signal électrique qui est transmis, à l’aide d’antennes émettrices et réceptrices, au récepteur interne. Des micro-électrodes vont amener ces signaux jusqu’à l’oreille interne où ils stimulent le nerf auditif.

Composition

  • un contour d’oreille, qui contient un microphone (il capte les sons) et une antenne émettrice,
  • un boîtier, qui contient le processeur vocal,
  • un récepteur interne (placé chirurgicalement sous la peau), qui contient une antenne réceptrice (placée en face de l’antenne émettrice) et d’un porte-électrodes (placé dans l’oreille interne).

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de la Fédération Française des Implantés Cochléaires.