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« Non, être sourd ne veut pas automatiquement dire être muet ! Regardez, je parle, moi ! » Pour enlever les étiquettes qui collent à sa peau, Mélanie partage sur YouTube son quotidien en tant que personne sourde. Avec deux chaînes et 68 000 abonnés au compteur, l’étudiante de 23 ans profite de sa notoriété pour démystifier le handicap.

La découverte de la LSF

Sourde profonde de naissance, Mélanie est née dans une famille d’entendants. Appareillée des deux oreilles, elle grandit en pratiquant l’oralisme. Sans information sur la langue des signes, cette « ingénue » choisit cette option en arrivant au lycée, en 2011. A l’époque, elle espère pouvoir rencontrer davantage de personnes elles aussi atteintes de surdité. C’est une révélation, une véritable vocation. « Je veux devenir professeur de LSF, c’est mon objectif, explique la jeune fille. J’adore signer, la LSF c’est une langue visuelle, facile à apprendre, facile pour communiquer de loin. Cela m’a permis de faire de nouvelles rencontres ou d’aller dans de grands festivals. » Après une licence en sciences du langage, elle rentre en master métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation, spécialisée en LSF, à Paris, dans le but de devenir professeur dans le secondaire. En parallèle de sa vie d’étudiante, elle crée sa chaîne YouTube.

Une sourde qui parle

En 2015, Mélanie se lance pour la première fois sur la plateforme avec sa chaîne « Signe2Mains », où elle signe du vocabulaire pour partager ses savoirs. « C’est ma mère qui m’a donné l’idée car, pour elle, il était nécessaire de faire des vidéos sur les mots de vocabulaire à l’instar des YouTubeuses qui font des tutos de maquillage. » La même année, elle signe la chanson Je vole, interprétée par Louane et bande originale du film La famille Bélier, qui est vue plus de 200 000 vues. Depuis, elle a créé une seconde chaîne : « Mélanie Deaf ». Avec ses 49 500 abonnés, la jeune Normande fait son petit bout de chemin sur la Toile. Depuis deux ans, elle partage avec les internautes des moments de son quotidien, cocasses et drôles, mais aussi des détails sur sa vie personnelle en tordant le cou aux préjugés. Plus récemment, la jeune fille a fait ses premiers pas dans le domaine du cinéma en doublant le personnage de Shoko dans le long-métrage d’animation A silent voice.

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Un groupe canadien vainc la surdité par le rythme et la danse

Un groupe de danseurs hip-hop winnipégois a décidé de briser les préjugés et l’isolement liés à la surdité en partageant sa passion sans mots, mais avec beaucoup de rythme et de basses.

Le groupe DEF UP est constitué de danseurs malentendants formés à leur art par une professeure qui entend, mais qui est aux prises avec un handicap physique.

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Entendre d'un Regard - Isabelle Kaisergruber

Devenue accidentellement sourde profonde dans son très jeune âge, Isabelle Kaisergruber raconte, avec sincérité, force et humour, ses vies – personnelle, familiale et professionnelle -, marquées par ses aventures dans le monde du silence. À partir de son expérience, l’auteure fait une analyse lucide des relations qu’entretient le monde majoritaire qui entend avec le monde minoritaire qui n’entend pas.

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Sondage : votre avis de personne sourde ou malentendante sur les sous-titres des films et séries

Bonjour, je m’appelle Louise, je suis étudiante en master de traduction audiovisuelle à Londres et je m’intéresse particulièrement à l’accessibilité audiovisuelle. Ce sondage s’inscrit dans le cadre de mon mémoire, et se destine aux personnes sourdes ou malentendantes. Il vise à collecter des données sur l’accès aux films et aux séries d’origine étrangère via le sous-titrage pour sourds et malentendants (SME) en France, que ce soit à la télévision, au cinéma ou par les DVDs.

Avec ce sondage, je cherche à comprendre les besoins et les manques éventuels de sous-titres pour les personnes sourdes et malentendantes en France pour les films et les séries non francophones. Ainsi, que vous connaissez déjà cette méthode de sous-titrage, ou non, vos réponses sont plus que bienvenues !

Ce sondage ne prend pas plus de cinq minutes, je vous remercie d’avance pour votre participation !

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La Fondation Pour l'Audition

La Fondation Pour l’Audition, reconnue d’utilité publique depuis octobre 2016, se tourne vers vous concernant son programme de parentalité et communication avec son enfant sourd ou malentendant.

En effet, en collaboration avec L’Ecole des Parents et des Éducateurs d’Ile de France, ainsi qu’avec les associations de parents, la Fondation Pour l’Audition met en place en Septembre 2018 des ateliers de conseil en parentalité spécifiques aux familles d’enfants sourds ou malentendants.

Les associations de parents témoignent de la nécessité d’un complément d’information et d’une prise en charge non médicale, notamment au sujet de la langue et de la communication à adopter avec et par l’enfant. Suite à la naissance d’un enfant sourd ou malentendant, les parents reçoivent nombres d’informations mais ne bénéficient pas d’un réel accompagnement. Ce projet répond à un véritable besoin et fédère une communauté.

Afin de mener à bien ce projet, nous cherchons des moyens de rentrer en contact avec les familles d’enfants sourds et malentendants, de façon à ce qu’elles soient informées de l’existence de notre structure de conseil, et qu’elles puissent s’appuyer dessus.

Pour visiter le site officiel de la fondation : http://www.fondationpourlaudition.org

Vous pouvez contacter la fondation directement à cette adresse : ecoledesparents@pourlaudition.org

Chaine YouTube : https://www.youtube.com/user/agirpourlaudition

Perte d'audition : dépression, dépendance et démence

La baisse auditive non corrigée (sans appareil auditif) chez le senior accroît sensiblement le risque de dépression, de dépendance et de démence.

Une équipe française (université de Bordeaux) avait montré en 2015 que les seniors présentant une perte d’audition et non appareillés connaissaient un déclin cognitif (facultés mentales) accéléré par rapport aux personnes sans trouble auditif ou avec perte auditive mais appareillées. Les chercheurs ont réalisé une seconde étude, en s’intéressant cette fois à trois paramètres : la dépression, la démence et la dépendance. Que dit le résultat ?

  • Démence : sur-risque de 22% pour les seniors avec trouble auditif non corrigé (appareil) par rapport aux personnes sans problème d’audition.
  • Dépendance : sur-risque entre 17% et 33% (selon le type d’activité).
  • Dépression : sur-risque de 43% (surtout chez les hommes).

Aucun sur-risque significatif n’est mis en évidence chez les personnes avec trouble auditif mais portant un appareil. Le Quotidien du Médecin ajoute que des économistes de la santé ont calculé que le remboursement intégral des audioprothèses (dont le prix constitue un frein) coûterait moins cher à l’assurance maladie que la prise en charge des cas de démence, de dépendance et de dépression associés à la perte auditive. Ce calcul doit encore être affiné, mais en tout cas, les conséquences de la perte auditive, au-delà de la gêne dans la vie quotidienne, paraissent très claires.

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Perte d'audition : un handicap associé à un risque de démence

Le Syndicat national des audioprothésistes (UNSAF) a organisé une conférence de presse : les personnes atteintes de troubles de l’audition auraient plus de risques de souffrir de démence. Il demande une réforme de la prise en charge des prothèses auditives, justifiant que cette dépense « sera moins coûteuse que celle allouée aux personnes atteintes de démence ». Mais les troubles auditifs ne sont pas un facteur causal de la démence, seulement un éventuel facteur aggravant.

En France, 6 millions de personnes sont malentendantes, dont deux tiers des plus de 65 ans. Plusieurs études menées sur le sujet dressent le même constat : contrairement aux personnes dites « normo-entendantes », celles atteintes de surdité légère, modérée ou sévère sont plus susceptibles de souffrir de démence passé 65 ans. Non pas que la perte auditive soit une cause en elle-même, mais probablement un facteur aggravant.

Une nouvelle étude épidémiologique menée à partir des données de la cohorte Paquid par un laboratoire de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) à Bordeaux et publiée dans la revue américaine Journals of Gerontology, mesure l’association entre la perte d’audition et la dépression, la démence, la dépendance et la mortalité chez les personnes âgées. Les résultats attestent d’un risque accrut de démence (+22%) chez les personnes présentant des troubles de l’audition et non appareillées, ainsi que de dépendance (+33%) et de dépression, notamment chez les hommes (+43%). Aucun lien n’a cependant été établi entre les troubles de l’audition et la mortalité.

Lire l’article complet d’Anaïs Col sur le site officiel PourquoiDocteur.fr

Ils se prononcent pour un reste à charge « maîtrisé » plutôt que zéro. Et refusent que l’appareil et la prestation de service soient dissociés.

En matière de frais de santé, s’il est un domaine où le reste à charge zéro changerait tout pour les patients, c’est bien l’audioprothèse. Equiper une oreille coûte en moyenne 1.525 euros, dont… 164 euros payés par la Sécurité sociale et 350 euros par la mutuelle. Les patients doivent donc encore trouver plus de 2.000 euros pour appareiller leurs deux oreilles.

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