Parcours de soin

Acouphènes : enfin des solutions

Voilà un ouvrage utile que l’on attendait désespérément, alors que 12 millions de français (20%) sont atteints plus ou moins gravement par cette sorte de « Larsen auditif » que sont les acouphènes, souvent insupportables, parfois invivables.

Ce bruit de fond continu nuisant au décryptage des conversations, en direct et surtout en écoute audio- visuelle, gâche la musique et prive des petits bruits sympathiques de la nature qui détendent, et de plus, rend l’endormissement difficile voire impossible, obligeant à la prise fréquente de somnifères et d’anxiolytiques. La médecine n’a aucune réponse à cette torture larvaire qui mine le caractère et peut mener jusqu’au suicide.
Ceci n’étant pas considéré comme une vraie maladie, les victimes de cette infirmité ne reçoivent généralement que peu de compassion de la part de l’entourage mais aussi d’une partie du corps médical. Un lecteur sur cinq devrait se reconnaître dans ces lignes…Notez que les jeunes qui se shootent aux décibels sont pour beaucoup des futurs abonnés au club !

Rappel sur le remboursement des prothèses auditives

Si vous souffrez d’un déficit auditif, sachez que l’Assurance Maladie vous rembourse, sur prescription médicale, vos prothèses auditives et leurs accessoires. La prise en charge dépend de votre âge et de votre handicap.

Le remboursement des prothèses auditives

Les prothèses auditives sont prises en charge par l’Assurance Maladie sur prescription médicale et à condition qu’elles appartiennent à une catégorie inscrite sur la liste des produits et prestations (LPP) remboursables par l’Assurance Maladie.
Elles sont remboursées à 60 %* sur la base de tarifs officiels, fixés par la LPP**, variables selon votre âge et votre handicap.

Les tarifs de prise en charge comprennent :

  • l’achat de votre appareil, des accessoires nécessaires à son fonctionnement (piles, embout auriculaire, coque…) ;
  • votre prise en charge par l’audioprothésiste (c’est-à-dire le nombre de séances nécessaires à l’appareillage, la prise en compte de vos demandes, l’examen des conduits auditifs, tous les tests nécessaires à votre appareillage…) ;
  • l’adaptation de la prothèse auditive par l’audioprothésiste ;
  • votre éducation prothétique (conseils divers sur la manipulation de l’appareil, son entretien…) ;
  • votre suivi prothétique régulier (contrôle de l’efficacité de l’appareil aux 3e, 6e et 12e mois après sa délivrance, puis un suivi biannuel selon vos besoins) ;
  • l’envoi à votre médecin des comptes rendus d’appareillage par l’audioprothésiste.

Vous avez moins de 20 ans

Les prothèses auditives sont remboursées à 60 %*, sur la base d’un tarif allant de 900 euros à 1 400 euros, selon la classe de l’appareil prescrit.
Il existe en effet quatre classes (A, B, C, D) d’appareils électroniques correcteurs de surdité, chacune d’entre elles présentant des caractéristiques techniques et des équipements spécifiques.

Vous avez plus de 20 ans

Les prothèses auditives sont remboursées à 60 %*, sur la base d’un tarif fixé à 199,71 euros, quelle que soit la classe de l’appareil prescrit.

Vous êtes déficient auditif et vous souffrez de cécité

Quel que soit votre âge, les prothèses additives sont remboursées à 60 %* sur la base d’un tarif allant de 900 euros à 1 400 euros, selon la classe de l’appareil prescrit.

Pour plus d’informations sur les tarifs des appareils, adressez-vous à votre audioprothésiste qui, selon votre prescription médicale, pourra vous renseigner sur :

  • les différentes prothèses auditives disponibles ;
  • leur prix de vente, qui peuvent être supérieurs aux tarifs servant de base au remboursement ;
  • le montant remboursé par l’Assurance Maladie.

À noter : votre mutuelle santé ou votre assurance complémentaire santé peut prendre en charge tout ou partie des frais qui ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie, si le contrat que vous avez souscrit le prévoit. Renseignez-vous auprès d’elle.

* Le taux de remboursement des prothèses auditives passe à 60 % (au lieu de 65 %) à compter du 2 mai 2011.
** La LPP établit la liste des dispositifs médicaux, dont les prothèses auditives, remboursables par l’Assurance Maladie, les modalités de leur prise en charge et les tarifs servant de base au remboursement. Pour plus de détails sur la LPP, renseignez-vous auprès de votre audioprothésiste.

Le remboursement des accessoires

L’utilisation d’une prothèse auditive nécessite l’achat d’accessoires divers : embouts auriculaires, écouteurs, microphones, etc.
Ils sont pris en charge par l’Assurance Maladie sur prescription médicale et présentation des justificatifs de dépenses. Ils sont remboursés à 60 %* sur la base des tarifs suivants, fixés par la LPP** :

Tarifs servant de base au remboursement des accessoires pour prothèse auditive
Types d’accessoire Tarifs servant de base au remboursement
Écouteur 5,32 euros
Microphone 9,17 euros
Potentiomètre 4,52 euros
Vibrateur à conduction osseuse 10,63 euros
Embout auriculaire pour les enfants jusqu’à 2 ans : la prise en charge est assurée dans la limite de 4 embouts par an et par appareil 53,36 euros
Embout auriculaire pour les enfants et les jeunes de 2 ans à 20 ans et pour les personnes, quel que soit leur âge, qui souffrent d’un déficit auditif et de cécité : la prise en charge est assurée dans la limite d’un embout par an et par appareil 53,36 euros
Embout auriculaire pour les personnes de plus de 20 ans : la prise en charge est assurée dans la limite d’un embout par an et par appareil 4,91 euros

À noter : votre mutuelle santé ou votre assurance complémentaire santé peut prendre en charge tout ou partie des frais qui ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie, si le contrat que vous avez souscrit le prévoit. Renseignez-vous auprès d’elle.

* Le taux de remboursement passe à 60 % (au lieu de 65 %) à compter du 2 mai 2011.
** La liste des produits et prestations (LPP) établit la liste des dispositifs médicaux, dont les prothèses auditives, remboursables par l’Assurance Maladie, les modalités de leur prise en charge et les tarifs servant de base au remboursement. Pour plus de détails sur la LPP, renseignez-vous auprès de votre audioprothésiste.

Source: http://www.ameli.fr

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Les aides auditives

Les aides ou prothèses auditives sont un appareillage essentiel à la plupart des personnes souffrant de problèmes de l’ouïe. Cependant, en France, moins de 20 % des personnes qui en auraient besoin en bénéficient.

Les aides auditives sont primordiales, elles permettent d’améliorer l’audition, et donc le quotidien, de nombreux malentendants. En revanche, elles peuvent devenir très agaçantes lorsqu’elles se mettent à siffler. Pourtant, ne vous inquiétez pas, les origines du problème sont facilement identifiables et les solutions à votre portée.

Les origines du problème

Plusieurs raisons peuvent être à l’origine du sifflement des aides auditives. En voici les principales. En premier lieu, les sifflements peuvent provenir d’un mauvais réglage de votre appareil auditif. Si vous mettez le volume trop fort, alors vous allez entendre un son : le fameux sifflement. Pensez à vérifier le réglage du son avant de mettre votre appareil, et si jamais le problème persiste, à l’amener chez le vendeur pour qu’il l’adapte à votre ouïe.

D’autre part, cela peut être dû à du cérumen. S’il y en a trop, il empêche le son de se diffuser. Il faut donc prendre grand soin de vos oreilles et penser à les nettoyer régulièrement. Tout comme votre équipement auditif. Le soin des oreilles est délicat, il faut veiller à faire la toilette proprement sans aggraver la gêne en poussant le cérumen au fond de l’oreille. En cas de doute, n’hésitez pas à faire cela chez un professionnel et à lui demander conseil pour les prochaines fois.

La troisième cause de ces sifflements peut aussi provenir du matériel lui-même, et plus précisément, de la capsule qui couvre vos aides auditives. La seule solution est alors de retirer cette dernière ou encore de baisser le volume. Il arrive aussi que votre aide ne soit pas réellement adaptée à votre oreille. Dans le cas, par exemple, d’un moule mal réalisé avant la fabrication. Vous devrez alors prendre rendez-vous avec votre médecin. De même, si jamais le tube plastique de certains appareillages vient à se rétracter avec le temps, il peut lui aussi être à l’origine de ces sifflements désagréables.

Nos conseils

Pensez à faire régulièrement des contrôles de votre canal auditif auprès de votre audioprothésiste. Le sifflement de vos aides auditives peut parfois tout simplement venir de leur mauvaise insertion dans vos oreilles, ou alors d’un dérèglement dû au contact de l’eau. Soyez vigilant.
Publié le 17/08/2014. Source: www.allo-medecins.fr

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Quelles solutions contre les acouphènes ?

Les acouphènes, ces bourdonnements continus dans les oreilles vite insupportables pour ceux qui les subissent, ne sont pas toujours irréversibles. Thérapie acoustique, stimulation de la mémoire auditive, vasodilatateurs : plusieurs techniques existent pour atténuer la gêne.

Les vasodilatateurs, des médicaments controversés

Dans quel cas utiliser les vasodilatateurs ? Lorsque les acouphènes ont moins de six mois et que l’on ne parvient pas à en déterminer la cause : une agression de l’oreille par un traumatisme sonore (pendant un concert, dans une boîte de nuit…), des maladies type diabète, otite, hypertension…

Comment fonctionnent les vasodilatateurs ? « En dilatant les vaisseaux sanguins, notamment ceux qui irriguent l’oreille, les vasodilatateurs augmentent l’afflux de sang et aideraient les cellules auditives agressées à se réparer », explique le Dr Stéphane Lacher-Fougère, ORL.

Le ginkgo biloba (présent dans Tanakan, Vitalogink…) est l’une des molécules les plus prescrites actuellement. Il faut prendre ces médicaments deux à trois fois par jour pendant un à deux mois, et s’il n’y a pas d’effet au-delà, mieux vaut arrêter. L’efficacité de ces vasodilateurs à base de gingko biloba est toutefois controversée. Ils sont d’ailleurs déremboursés depuis le 1er mars 2012 en raison d’un service médical rendu jugé insuffisant.

Masquer le bruit pour « oublier » les acouphènes anciens

Dans quel cas masquer le bruit ? Pour les acouphènes anciens qui durent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Il s’agit alors d’un son lié à un traumatisme (maladie, traumatisme sonore…), mais qui reste en mémoire alors que la cause a disparu. Le but est de parvenir à faire « oublier » ce bruit à sa mémoire auditive.

Comment ça se passe ? S’il n’y a pas de perte auditive, le masquage sonore peut se faire en écoutant une liste de musiques, au moment de dormir et dès que l’acouphène devient gênant. L’oreille va mémoriser ces sons et « oublier » l’acouphène. En cas de perte d’audition, le masquage sera effectué par un appareil auditif : le son amplifié étant plus fort que l’acouphène, il finit par prendre sa place. Et si ça ne suffit pas, un générateur de sons peut être ajouté à l’appareil auditif (300 € de plus).

L’audioprothésiste essaiera de trouver les sons qui se rapprochent de l’acouphène pour les diffuser en permanence. L’oreille s’habitue et le cerveau ne prend plus en compte ces sons : on finit par ne plus les entendre !

Apprendre à gérer l’acouphène grâce à une thérapie acoustique

Dans quel cas faut-il maîtriser son acouphène ? Lorsque l’acouphène altère la qualité de vie, entraînant perte de sommeil et stress. « Les gens se sentent démunis face à cet acouphène qu’ils ne savent pas maîtriser. L’objectif est de leur apprendre à mieux le gérer pour pouvoir l’ignorer et finir par l’oublier », explique le Dr Lacher-Fougère.

Comment se déroule cet apprentissage ? Différents spécialistes – ORL, audioprothésiste, psychologue… – travaillent ensemble. « Chacun apporte son savoir-faire : soutien psychologique, explication du fonctionnement de l’oreille, techniques de relaxation comme la sophrologie pour diminuer le stress, stratégies d’évitement du silence, conseils pour trouver le masquage sonore adéquat… », explique le Dr Lacher-Fougère.

Cette thérapie acoustique d’habituation (TAH) peut durer de quelques mois à deux ans, le temps que la gêne disparaisse et que l’acouphène devienne vivable. Une étude menée au Canada auprès de 123 patients a conclu que la TAH était plus efficace que le masquage sonore seul.

Stimuler la mémoire auditive pour les acouphènes résistants

Dans quel cas stimuler la mémoire auditive ? Lorsque l’acouphène est gênant au quotidien et que le masquage sonore associé au soutien psychologique n’a pas donné de résultats.

Comment se passe la stimulation ? La méthode la plus ancienne est la stimulation électrique : des électrodes sont placées au niveau des oreilles et envoient des courants électriques indolores pendant environ 20 minutes dans le cortex cérébral afin de réorganiser la mémoire auditive. L’objectif est de faire disparaître le souvenir sonore gênant qui cause l’acouphène. Le plus souvent, 6 séances (1 à 2 fois/semaine) suffisent.

Plus récemment, une technique de stimulation magnétique a été développée sur le même principe, en envoyant des ondes magnétiques au niveau du lobe temporal, siège de la mémoire auditive. Le protocole le plus courant inclut 5 séances étalées sur 1 à 2 semaines, à répéter éventuellement. Ces techniques sont accessibles chez l’audioprothésiste. Compter 50 à 60 € la séance, non remboursée.

Auteur : Laura Chatelain – Consultant(s): Dr Stéphane Lacher-Fougère, ORL à Bordeaux

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