Science et recherche

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Sondage : votre avis de personne sourde ou malentendante sur les sous-titres des films et séries

Bonjour, je m’appelle Louise, je suis étudiante en master de traduction audiovisuelle à Londres et je m’intéresse particulièrement à l’accessibilité audiovisuelle. Ce sondage s’inscrit dans le cadre de mon mémoire, et se destine aux personnes sourdes ou malentendantes. Il vise à collecter des données sur l’accès aux films et aux séries d’origine étrangère via le sous-titrage pour sourds et malentendants (SME) en France, que ce soit à la télévision, au cinéma ou par les DVDs.

Avec ce sondage, je cherche à comprendre les besoins et les manques éventuels de sous-titres pour les personnes sourdes et malentendantes en France pour les films et les séries non francophones. Ainsi, que vous connaissez déjà cette méthode de sous-titrage, ou non, vos réponses sont plus que bienvenues !

Ce sondage ne prend pas plus de cinq minutes, je vous remercie d’avance pour votre participation !

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Perte d'audition : dépression, dépendance et démence

La baisse auditive non corrigée (sans appareil auditif) chez le senior accroît sensiblement le risque de dépression, de dépendance et de démence.

Une équipe française (université de Bordeaux) avait montré en 2015 que les seniors présentant une perte d’audition et non appareillés connaissaient un déclin cognitif (facultés mentales) accéléré par rapport aux personnes sans trouble auditif ou avec perte auditive mais appareillées. Les chercheurs ont réalisé une seconde étude, en s’intéressant cette fois à trois paramètres : la dépression, la démence et la dépendance. Que dit le résultat ?

  • Démence : sur-risque de 22% pour les seniors avec trouble auditif non corrigé (appareil) par rapport aux personnes sans problème d’audition.
  • Dépendance : sur-risque entre 17% et 33% (selon le type d’activité).
  • Dépression : sur-risque de 43% (surtout chez les hommes).

Aucun sur-risque significatif n’est mis en évidence chez les personnes avec trouble auditif mais portant un appareil. Le Quotidien du Médecin ajoute que des économistes de la santé ont calculé que le remboursement intégral des audioprothèses (dont le prix constitue un frein) coûterait moins cher à l’assurance maladie que la prise en charge des cas de démence, de dépendance et de dépression associés à la perte auditive. Ce calcul doit encore être affiné, mais en tout cas, les conséquences de la perte auditive, au-delà de la gêne dans la vie quotidienne, paraissent très claires.

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Perte d'audition : un handicap associé à un risque de démence

Le Syndicat national des audioprothésistes (UNSAF) a organisé une conférence de presse : les personnes atteintes de troubles de l’audition auraient plus de risques de souffrir de démence. Il demande une réforme de la prise en charge des prothèses auditives, justifiant que cette dépense « sera moins coûteuse que celle allouée aux personnes atteintes de démence ». Mais les troubles auditifs ne sont pas un facteur causal de la démence, seulement un éventuel facteur aggravant.

En France, 6 millions de personnes sont malentendantes, dont deux tiers des plus de 65 ans. Plusieurs études menées sur le sujet dressent le même constat : contrairement aux personnes dites « normo-entendantes », celles atteintes de surdité légère, modérée ou sévère sont plus susceptibles de souffrir de démence passé 65 ans. Non pas que la perte auditive soit une cause en elle-même, mais probablement un facteur aggravant.

Une nouvelle étude épidémiologique menée à partir des données de la cohorte Paquid par un laboratoire de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) à Bordeaux et publiée dans la revue américaine Journals of Gerontology, mesure l’association entre la perte d’audition et la dépression, la démence, la dépendance et la mortalité chez les personnes âgées. Les résultats attestent d’un risque accrut de démence (+22%) chez les personnes présentant des troubles de l’audition et non appareillées, ainsi que de dépendance (+33%) et de dépression, notamment chez les hommes (+43%). Aucun lien n’a cependant été établi entre les troubles de l’audition et la mortalité.

Lire l’article complet d’Anaïs Col sur le site officiel PourquoiDocteur.fr

Acouphènes : enfin des solutions

Voilà un ouvrage utile que l’on attendait désespérément, alors que 12 millions de français (20%) sont atteints plus ou moins gravement par cette sorte de « Larsen auditif » que sont les acouphènes, souvent insupportables, parfois invivables.

Ce bruit de fond continu nuisant au décryptage des conversations, en direct et surtout en écoute audio- visuelle, gâche la musique et prive des petits bruits sympathiques de la nature qui détendent, et de plus, rend l’endormissement difficile voire impossible, obligeant à la prise fréquente de somnifères et d’anxiolytiques. La médecine n’a aucune réponse à cette torture larvaire qui mine le caractère et peut mener jusqu’au suicide.
Ceci n’étant pas considéré comme une vraie maladie, les victimes de cette infirmité ne reçoivent généralement que peu de compassion de la part de l’entourage mais aussi d’une partie du corps médical. Un lecteur sur cinq devrait se reconnaître dans ces lignes…Notez que les jeunes qui se shootent aux décibels sont pour beaucoup des futurs abonnés au club !

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L'oreille numérique, avenir de l'audition

L’audition repose sur un processus encore bien mystérieux. Comment le message sonore est-il capté et codé avant d’être transmis à notre cerveau ? Le numérique peut-il jouer un rôle dans ce fonctionnement ? Les réponses dans notre dossier consacré à l’oreille numérique.

Comment entendons-nous ? La cochlée (ou limaçon), cet étrange organe en forme d’escargot, n’est-elle qu’un banal microphone ou permet-elle d’analyser les sons qui nous agressent ? Le numérique pourrait bien nous permettre de mieux comprendre le fonctionnement de notre oreille et de la perception des sons.

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La surdité favorise le déclin cognitif des seniors

Mémoire, calcul, expression… les fonctions cognitives ont tendance à décliner en même temps que la perte progressive de l’audition qui survient avec l’âge.

La perte progressive de l’audition due à l’âge accélère le déclin des fonctions cognitives (mémoire, attention, calcul, expression). Mais – bonne nouvelle ! – le port de prothèses peut ralentir cette perte, comme le suggère une étude chez 250 personnes, hommes et femmes, âgées de 55 ans environ au début de l’étude.

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Sensorion lève 12 millions d'euros pour lancer ses premiers médicaments

La société spécialiste des troubles de l’audition entre en Bourse ce lundi pour lever 12 millions d’euros. Issue d’un spin-off avec l’Inserm de Montpellier, Sensorion veut développer des médicaments pour traiter les dysfonctionnement de l’oreille interne.

Perte d’équilibre, vertige, acouphènes… Ces symptômes mettent en évidence des troubles de l’audition. À répétition, ils deviennent handicapants. C’est pour y remédier que Sensorion, a été créée en 2009 à l’issue d’un spin-off de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Ce lundi 30 mars, la jeune pousse entre en Bourse. Les 12 millions d’euros que la société de biotechnologie de Montpellier espère lever sur Nyse Alternext d’ici au 15 avril serviront à financer les études sur l’homme de trois candidats médicaments.

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Surdité, la voie de la thérapie génique

Alors que les problèmes d’audition progressent dans la population, régénérer les cellules de l’oreille interne pourrait permettre de guérir la principale cause de surdité profonde.

Cet article est extrait du magazine Sciences et Avenir n°817, en vente en mars 2015. Le magazine est également disponible à l’achat en version numérique sur le site sciencesetavenir.fr.

La lutte contre la surdité progresse. On pourrait disposer d’un traitement dans un futur proche, à en croire les nombreux travaux en cours sur la réparation des troubles de l’audition. Ainsi, un premier essai de thérapie génique a été lancé auprès d’une quarantaine de sourds profonds en octobre 2014 à Kansas City (États-Unis). Objectif : obtenir la régénération des cellules ciliées (voir infographie plus bas), présentes au sein de l’organe majeur de l’audition, la cochlée, et sans lesquelles les bruits du monde ne nous parviennent plus. Aucun résultat ni publication n’ont encore filtré mais les chercheurs ont désormais de sérieuses raisons de croire à la possibilité d’un « mieux entendre ». Heureusement, car il y a urgence !

Aujourd’hui, on estime en effet à environ 360 millions le nombre de personnes malentendantes dans le monde et on considère qu’un enfant sur 1.000 sera atteint à l’âge adulte. Car, selon une enquête récente, trois jeunes sur quatre ont déjà eu des problèmes d’audition. Une préoccupation qui était au cœur de la journée nationale de l’audition jeudi 12 mars 2015.

Pour mieux entendre aujourd’hui, des alternatives existent. Comme le port de prothèses auditives en cas de surdité légère ou modérée, un domaine qui a connu des progrès considérables ces dernières années. Les modèles de dernière génération étant à la fois discrets et performants. Face à une surdité plus profonde, la pose d’implant cochléaire est proposée. Mais à ce jour, il n’existe aucun vrai traitement de la surdité dite de perception, celle qui atteint l’oreille interne, cette portion qui contient à la fois l’organe de l’équilibre et celui de l’ouïe. L’objectif principal des recherches est donc la repousse des cellules ciliées, surtout celles dites internes. Elles n’ont en effet, chez l’homme, aucune capacité de régénération spontanée contrairement à ce qui se passe chez les oiseaux ou les poissons. Et elles sont fragiles.

Sous l’influence de différents facteurs (vieillissement, traumatisme sonore, exposition à des substances chimiques « ototoxiques »), et sans doute sous celle de gènes encore inconnus, elles finissent par se raréfier jusqu’à disparaître. Une perte qui s’accompagne, selon les cas, d’un déficit plus ou moins grave de l’audition, toujours irrémédiable. Mais l’espoir est désormais permis avec un travail pionnier publié dans Neuron en janvier 2013 par le Pr Albert Edge (université Harvard, Boston, États-Unis), qui a réussi, en bloquant une enzyme (gamma sécrétase), à stimuler la croissance de cellules ciliées chez des souris. Une première. Depuis, toujours chez la souris, c’est même leur régénération qui a été rendue possible grâce l’introduction d’un gène (Atoh1) directement dans la cochlée trouée par un laser. Une réussite qui a donc permis à l’équipe de Heinrich Staecker, de l’université du Kansas, de lancer à l’automne 2014 le premier essai de thérapie génique.

Implanter une micropompe dans l’oreille interne

« Je suis certain qu’un jour il sera possible d’implanter près de la cochlée une micropompe qui délivrera une ou plusieurs substances qui, selon les cas, produiront de nouvelles cellules ciliées, ou stimuleront celles qui persistent encore. Mieux ! elles éviteront qu’elles ne meurent, ce qui retardera l’apparition de la surdité », lance, enthousiaste, le Pr Jean-Luc Puel, directeur de l’Institut des neurosciences de Montpellier et chef d’équipe « Surdités, acouphènes et thérapies ». Mais il faudra être patient.

Lire la suite de l’article sur sciencesetavenir.fr

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Un nouvel appareil permettrait d'entendre avec la langue

Les implants cochléaires sont connus pour rendre avec succès l’audition aux patients atteints de surdité, mais c’est une chirurgie invasive et onéreuse. De plus, tout le monde de peut pas y prétendre.

Une équipe de l’université de l’État du Colorado travaille actuellement à la conception d’un appareil bluetooth qui permettrait aux sourds d’entendre simplement en le touchant avec la langue.

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Les premiers implants auditifs du tronc cérébral

Aux États-Unis, deux femmes sourdes viennent de subir une intervention à hauts risques qui consiste à poser des implants dans leur tronc cérébral. Ces dispositifs ont été conçus dans le but de leur rendre l’audition en stimulant directement les nerfs.

Certaines personnes privées d’audition s’étaient déjà vues poser des implants près du tronc cérébral, mais encore à l’extérieur de celui-ci, or les résultats ne se sont pas révélés concluants. Fournir des signaux auditifs directement vers l’intérieur du tronc cérébral serait en effet plus efficace, mais ce tronc servant de transmetteur pour les signaux de l’ensemble du corps vers le cerveau, son moindre endommagement par un implant aurait donc des conséquences désastreuses.

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