Mots-clés Article étiqueté avec "surdité"

surdité

0 3481
Découvrez

Imaginé par des élèves de l’ECV Aquitaine, ce court métrage qui raconte l’éveil aux sons d’une petite fille sourde a ému beaucoup de spectateurs. C’est aussi notre coup de coeur et nous vous proposons de le découvrir à votre tour. Séquence poésie.

Réalisé par 5 étudiants de l’ECV, ce film d’animation touche son audience à chaque diffusion. Présenté lors de la cérémonie de remise des diplômes de la Promo 2015 de l’école, le public a tout de suite vu la qualité du travail d’animation et de son scénario.

Le film va continuer sa vie puisqu’il est déjà programmé dans une centaine de festivals en France mais aussi à l’international (Portugal, USA…).

Synopsis

Ce film a lieu dans un monde silencieux et sans relief. Il raconte une rencontre complice entre une fillette et une petite bestiole curieuse. Cette dernière a le don de fabriquer des sons. Ensemble, ils “briseront” le monde du silence pour en faire jaillir des paysages extraordinaires, au rythme de la musique.
Le fin mot de l’histoire est révélé à la fin : L’animal se trouvera être la personnification imaginaire de l’appareil auditif de l’enfant.
Elle est sourde et, grâce à lui, elle vient d’entendre pour la première fois.

AKOUO – ECV Animation Bordeaux from ECV – École de Com. Visuelle on Vimeo.

Lire la suite de l’article de Christophe Roux sur francetvinfo.fr

0 4475
La surdité favorise le déclin cognitif des seniors

Mémoire, calcul, expression… les fonctions cognitives ont tendance à décliner en même temps que la perte progressive de l’audition qui survient avec l’âge.

La perte progressive de l’audition due à l’âge accélère le déclin des fonctions cognitives (mémoire, attention, calcul, expression). Mais – bonne nouvelle ! – le port de prothèses peut ralentir cette perte, comme le suggère une étude chez 250 personnes, hommes et femmes, âgées de 55 ans environ au début de l’étude.

0 3932
Surdité, la voie de la thérapie génique

Alors que les problèmes d’audition progressent dans la population, régénérer les cellules de l’oreille interne pourrait permettre de guérir la principale cause de surdité profonde.

Cet article est extrait du magazine Sciences et Avenir n°817, en vente en mars 2015. Le magazine est également disponible à l’achat en version numérique sur le site sciencesetavenir.fr.

La lutte contre la surdité progresse. On pourrait disposer d’un traitement dans un futur proche, à en croire les nombreux travaux en cours sur la réparation des troubles de l’audition. Ainsi, un premier essai de thérapie génique a été lancé auprès d’une quarantaine de sourds profonds en octobre 2014 à Kansas City (États-Unis). Objectif : obtenir la régénération des cellules ciliées (voir infographie plus bas), présentes au sein de l’organe majeur de l’audition, la cochlée, et sans lesquelles les bruits du monde ne nous parviennent plus. Aucun résultat ni publication n’ont encore filtré mais les chercheurs ont désormais de sérieuses raisons de croire à la possibilité d’un « mieux entendre ». Heureusement, car il y a urgence !

Aujourd’hui, on estime en effet à environ 360 millions le nombre de personnes malentendantes dans le monde et on considère qu’un enfant sur 1.000 sera atteint à l’âge adulte. Car, selon une enquête récente, trois jeunes sur quatre ont déjà eu des problèmes d’audition. Une préoccupation qui était au cœur de la journée nationale de l’audition jeudi 12 mars 2015.

Pour mieux entendre aujourd’hui, des alternatives existent. Comme le port de prothèses auditives en cas de surdité légère ou modérée, un domaine qui a connu des progrès considérables ces dernières années. Les modèles de dernière génération étant à la fois discrets et performants. Face à une surdité plus profonde, la pose d’implant cochléaire est proposée. Mais à ce jour, il n’existe aucun vrai traitement de la surdité dite de perception, celle qui atteint l’oreille interne, cette portion qui contient à la fois l’organe de l’équilibre et celui de l’ouïe. L’objectif principal des recherches est donc la repousse des cellules ciliées, surtout celles dites internes. Elles n’ont en effet, chez l’homme, aucune capacité de régénération spontanée contrairement à ce qui se passe chez les oiseaux ou les poissons. Et elles sont fragiles.

Sous l’influence de différents facteurs (vieillissement, traumatisme sonore, exposition à des substances chimiques « ototoxiques »), et sans doute sous celle de gènes encore inconnus, elles finissent par se raréfier jusqu’à disparaître. Une perte qui s’accompagne, selon les cas, d’un déficit plus ou moins grave de l’audition, toujours irrémédiable. Mais l’espoir est désormais permis avec un travail pionnier publié dans Neuron en janvier 2013 par le Pr Albert Edge (université Harvard, Boston, États-Unis), qui a réussi, en bloquant une enzyme (gamma sécrétase), à stimuler la croissance de cellules ciliées chez des souris. Une première. Depuis, toujours chez la souris, c’est même leur régénération qui a été rendue possible grâce l’introduction d’un gène (Atoh1) directement dans la cochlée trouée par un laser. Une réussite qui a donc permis à l’équipe de Heinrich Staecker, de l’université du Kansas, de lancer à l’automne 2014 le premier essai de thérapie génique.

Implanter une micropompe dans l’oreille interne

« Je suis certain qu’un jour il sera possible d’implanter près de la cochlée une micropompe qui délivrera une ou plusieurs substances qui, selon les cas, produiront de nouvelles cellules ciliées, ou stimuleront celles qui persistent encore. Mieux ! elles éviteront qu’elles ne meurent, ce qui retardera l’apparition de la surdité », lance, enthousiaste, le Pr Jean-Luc Puel, directeur de l’Institut des neurosciences de Montpellier et chef d’équipe « Surdités, acouphènes et thérapies ». Mais il faudra être patient.

Lire la suite de l’article sur sciencesetavenir.fr

0 7305
Maladie de Menière

C’est le Docteur Menière qui la décrit pour la première fois en 1861. L’origine repose sur un excès de liquide à l’intérieur de l’oreille interne. C’est une maladie qui associe les vertiges rotatoires, la surdité et les acouphènes. D’une durée variable, d’un quart d’heure à toute une journée, une crise commence généralement par un acouphène unilatéral et une hypoacousie. Souvent très intense, le vertige n’apparaît qu’après, avec des nausées et vomissements.

La fréquence des crises est différente d’un individu à l’autre ; cela peut varier de plusieurs crises par semaine à une par an ou moins.

0 1776
L'adaptation du cerveau à la surdité profonde

Comment le cerveau se réorganise-t-il pendant une période de surdité profonde ? Comment s’adapte-t-il de nouveau à l’audition ? Quels mécanismes cérébraux régissent la récupération de la parole chez les personnes sourdes portant un implant cochléaire ?

Telles sont les questions sur lesquelles se sont penchés des chercheurs du Centre de recherche cerveau et cognition (CerCo, CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier), en engageant une étude d’imagerie cérébrale chez des patients sourds implantés cochléaires.

0 3772
Remboursements

Les conditions de prise en charge des appareils électroniques correcteurs de surdité

La prise en charge d’un appareil électronique correcteur de surdité est assurée sur prescription médicale.

0 13252
Les tests d'audiologie

I / Acoumétrie tonale

1/ L’acoumétrie tonale au diapason

Le test de Weber

Le test est effectué grâce à un diapason placé sur le front.
Le patient reçoit des vibrations sonores: si le son est localisé dans l’oreille la plus sourde, c’est une surdité de transmission et si le son est localisé dans l’oreille la moins sourde, c’est une surdité de perception.

0 13731
Implant cochléaire

Dans le cas d’une surdité totale (la cophose), l’appareillage conventionnel atteint ses limites. Il faut alors cherche à stimuler la cochlée par le biais d’impulsions électriques donnant, au niveau du nerf auditif, une représentation codée du son. Pour cela, on introduit un porte-électrode au contact des fibres nerveuses de l’oreille interne (à condition qu’un certain nombre d’entre elles soient encore fonctionnelles).

Ce porte-électrode aboutit à un récepteur placé derrière l’oreille, sous la peau. Il assure le codage et la distribution des impulsions sur les différentes électrodes.

0 14543
Appareillage de l'enfant

Guérir une surdité de transmission

Une surdité de transmission peut être diagnostiquée au niveau de l’oreille externe.

  • Un bouchon de cérumen ou l’introduction d’un corps étranger (cotons-tiges et, chez les enfants, perles ou morceaux de jouets…) est parfois à l’origine de ce problème que le médecin ORL solutionnera en effectuant un nettoyage de l’oreille. L’utilisation de gouttes auriculaires antibiotiques contribuera, de plus, à éviter un éventuel début d’infection.
  • Dans le cas d’une otite externe, l’ORL est encore une fois la personne à consulter. La prescription comportera sans doute un traitement antibiotique ou anti-inflammatoire (voire les deux) et parfois même l’évacuation des éventuels abcès au bistouri (sous anesthésie locale).
  • Enfin, dans le cas d’une malformation congénitale qui obstruerait tout ou partie du conduit auditif, on aura recours à la chirurgie. Un bilan par scanner permettra de préciser la nature et l’ampleur de l’intervention.

Une surdité de transmission peut également se déclarer dans l’oreille moyenne ? elle est généralement due à une ou plusieurs otites.

  • Selon leur importance, les otites (moyenne aiguë, moyenne séreuse et/ou séro-muqueuse) amèneront l’ORL à prescrire des antibiotiques, des anti-inflammatoires, un nettoyage des fosses nasales voire même de la cortisone. Si, avec la maladie, une accumulation de pus s’est formée derrière le tympan, une paracentèse (fine incision du tympan) ponctuelle ou permanente* permettra de l’évacuer.
  • Les otites chroniques peuvent amener avec elles un lot de complications beaucoup plus graves. Les infections répétées s’installent peu à peu dans l’oreille et aboutissent à la destruction plus ou moins étendue des osselets. Dans ce cas, le traitement sera très souvent chirurgical et aura pour but de nettoyer et d’assécher les cavités des oreilles afin de permettre la guérison de l’otite.
  • Les otites et les accidents provoquent aussi parfois une perforation du tympan. La baisse de l’audition est alors immédiate : une simple perforation peut causer une déficience auditive de 5 ou 10 dB mais, selon l’étendue de la perforation, la perte peut être plus importante. Là aussi, le traitement est chirurgical, il consiste à réparer les lésions voire à opérer une greffe pour refermer la perforation. Au-delà, quand la chaîne des osselets est également atteinte, on peut conserver ou modifier les osselets ou les remplacer par des prothèses.

Dans le cas d’une otospongiose ou d’une malformation, une intervention chirurgicale est tout à fait envisageable. Un bilan permettra de préciser la nature de l’intervention et son étendue.

Appareiller un enfant déficient auditif

Si les traitements médicamenteux ou chirurgicaux ne s’avèrent pas efficaces ou s’il ne sont pas appropriés, il ne reste plus qu’une option possible : l’appareillage.

Dès que le diagnostic est posé, il faut appareiller l’enfant le plus tôt possible. En effet, il est nécessaire de stimuler l’audition de l’enfant dès son plus jeune âge car, sinon, ce dernier, surtout s’il est atteint d’une surdité sévère ou profonde, risque d’inactiver ses capacités auditives. Une déprivation sensorielle entraîne une atrophie des voies et des centres auditifs.

L’appareillage de l’enfant peut intervenir dès l’âge de 4 mois. Les appareils les plus courants sont les contours d’oreille et les intra-auriculaires placés à l’intérieur du conduit auditif externe. C’est l’audioprothésiste, sur prescription du médecin ORL, qui procède à l’appareillage de l’enfant.
Dans les premiers temps, l’enfant verra l’audioprothésiste toutes les semaines pour procéder aux réglages de l’aide auditive. Les visites s’espaceront peu à peu, tous les mois, tous les deux mois. Néanmoins, l’enfant sourd devra consulter son audioprothésiste au moins 1 à 2 fois par an.
L’audioprothésiste travaille en étroite collaboration avec l’ORL. Une fois l’enfant appareillé, l’ORL vérifie l’appareillage, recoupe et contrôle les résultats de l’audioprothésiste puis lui transmet les informations en retour. Ces deux professionnels de la santé travaillent la main dans la main. Ces fréquentes visites médicales permettent de faire le point et de prendre connaissance des progrès en matière de diagnostic ou de prothèses auditives. On constate parfois de nouvelles baisses de l’audition face auxquelles il faut ré-adapter les réglages de l’appareil.

Enfin, une fois la procédure d’appareillage mise en route, il ne faut pas oublier la visite chez l’orthophoniste. C’est avec lui que l’enfant apprendra à corriger les défauts de langage acquis pendant la période de non appareillage.

Financièrement parlant

Depuis l’arrêté du 11 octobre 2000, les jeunes peuvent bénéficier d’une prise en charge de leur appareillage stéréophonique par la Sécurité Sociale jusqu’à l’âge de 20 ans. Via la CPAM, les jeunes appareillés peuvent également obtenir 2 allocations forfaitaires annuelles d’entretien.

L’arrêté précédemment cité prévoit aussi que :

  • Les enfants de 0 à 2 ans peuvent obtenir le remboursement de 4 embouts auriculaires par appareil et par an.
  • Les jeunes de 2 à 20 ans peuvent obtenir le remboursement d’un embout auriculaire par appareil et par an.

En moyenne, 199,71 euros sont remboursés par appareils.

Sur les réseaux sociaux