L’ouïe rendue à des souris sourdes

L’ouïe rendue à des souris sourdes

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20130114_sourisLa grande majorité des troubles de l’ouïe ne peut à l’heure actuelle pas être soignée. Une nouvelle recherche montre pourtant qu’il est possible de régénérer les cellules sensorielles de l’oreille chez la souris, grâce à un traitement pharmacologique.

La surdité, une fatalité ? Actuellement, la majorité des troubles de l’ouïe sont incurables. Certes, des aides auditives et des implants peuvent pallier les anomalies du système auditif et donc rétablir l’ouïe de manière artificielle… mais sans pour autant la « guérir ». C’est pourquoi, dans de nombreux laboratoires, on tente aujourd’hui de mettre au point une méthode thérapeutique qui réparerait véritablement l’audition. Dans un article publié le 9 janvier par la revue scientifique Neuron, des scientifiques américains disent être parvenus à une importante avancée, en rendant partiellement leur ouïe à des souris sourdes.

Dans notre système auditif, comme dans celui de la souris, le son est d’abord capté par l’oreille externe, au niveau du pavillon, avant d’être acheminé jusqu’au tympan, qui répercute les ondes sonores jusqu’à l’oreille moyenne, composée de petits os articulés. Ensuite, ces vibrations parviennent jusqu’à la cochlée, une structure de l’oreille interne qui se présente sous la forme d’une spirale et qui comporte plusieurs milliers de cellules sensorielles, les cellules ciliées. Celles-ci transforment alors les vibrations en signaux électriques, envoyés vers le cerveau via le nerf auditif.

La majorité des troubles de l’audition sont liés à une destruction des cellules ciliées. Celle-ci peut avoir de multiples causes: le vieillissement d’abord, qui s’accompagne souvent d’une baisse des performances auditives, mais aussi l’exposition au bruit, à des infections, ou encore la prise de médicaments toxiques pour l’oreille, comme certains antibiotiques. Malheureusement, chez l’être humain, contrairement au poisson ou à l’oiseau, les cellules ciliées ne sont pas capables de se renouveler à l’âge adulte. C’est pourquoi leur perte s’accompagne d’un déficit irréversible de l’audition.

Lire la suite de l’article de Pascaline Minet sur letemps.ch

Publié le 14/01/2013.