Prévention

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Semaine du son. Jeunes et musique :

Ils aiment écouter fort la musique, sont conscients des risques, mais continuent. Une étude sur les jeunes et le son révèle que les troubles auditifs ne sont pas réservés aux plus âgés.

Plus des trois quarts des 15-30 ans ont déjà ressenti des troubles auditifs comme des acouphènes (bourdonnements ou sifflements dans les oreilles) ou une perte d’audition à la suite d’une forte exposition sonore, indique une étude Ipsos réalisée à l’occasion de la 12e édition de la Semaine du son, qui se déroulera du 19 au 25 janvier à Paris et jusqu’au 8 février partout en France.

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Pourquoi il faut arrêter de se nettoyer les oreilles

La plupart des gens nettoient régulièrement leurs oreilles avec l’intention de les garder propres et en bonne santé. Cependant, les oreilles ne sont pas conçues pour être nettoyées. Elles ont en fait leur propre système de nettoyage, et en introduisant des corps étrangers dans l’oreille, vous risquez de perturber ce processus naturel, ou pire de vous blesser.

L’Académie américaine d’otolaryngologie prévient contre l’utilisation des cotons-tiges. Sur leur site officiel, elle relie le nettoyage forcé des oreilles au risque de perte auditive.

La cire de l’oreille, connue sous l’appellation de cérumen, agit comme un agent d’auto-nettoyage pour vos oreilles. Elle offre protection, lubrification et les propriétés antibactériennes nécessaires pour protéger l’oreille. Elle sort du tympan, nettoie le canal de l’oreille, sèche, puis tombe. C’est un processus d’auto-régulation et dans des circonstances normales, il n’est pas nécessaire d’intervenir. Si la cire est absente de l’oreille, cette dernière risque de s’assécher et de vous démanger.

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Un Européen sur 4 souffre du bruit du trafic routier

La pollution sonore créée par le trafic routier est impliquée dans 43 000 hospitalisations chaque année, révèle l’Agence européenne de l’environnement.

Plus de 125 millions d’Européens, soit un sur quatre, subiraient quotidiennement des nuisances dues aux bruits de trafic routier dépassant le seuil légal fixé par l’UE (65 décibels) révèle une étude de l’Agence européenne de l’environnement (EEA) publiée vendredi, rappelant que cette surexposition représente un risque pour la santé publique.

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4 à 6 tasses de café par jour peuvent réduire les acouphènes

Une étude américaine a identifié une relation entre la consommation de caféine et l’intensité de l’acouphène.

Il existe une possibilité que l’augmentation de consommation de caféine réduit les acouphènes – du moins pour les femmes. L’étude a révélé que les femmes qui buvaient plus de café avaient des taux inférieurs d’acouphène.

L’étude a été réalisée par Brigham and Women’s Hospital (BWH) et publiée dans l’American Journal of Medicine. L’étude a suivi 65 000 femmes âgées de 30 à 44 depuis 1991. A cette époque, aucune des femmes ne présentaient des signes d’acouphènes. En 2009, 5.289 des femmes qui participaient à l’étude ont reporté des symptômes liés aux acouphènes.

Pendant la période de l’étude qui s’écoulait sur 18 ans, les femmes reportèrent leur mode de vie et leurs antécédents médicaux. Les chercheurs ont reporté une association entre l’apport de caféine pour les femmes, qui était principalement du café, et l’incidence de leurs acouphènes.

Toujours pas d’explication

Comparativement aux femmes qui consommaient moins de 150 milligrammes de caféine par jour (une et une demi-tasse de café), les femmes qui consomment de 450 à 599 milligrammes de caféine par jour ont rapporté une diminution de 15% d’incidents d’acouphène. Ce montant est égal à 4-6 tasses de café.

L’étude n’a pas trouvé de preuves qui peuvent expliquer les résultats, mais des recherches antérieures montrent que la caféine stimule le système nerveux et a un effet direct sur l’oreille interne.

Gary Curhan, auteur principal de l’article et médecin-chercheur de la Division de médecine Channing Réseau du BWH, souligne que davantage de recherche est nécessaire avant de pouvoir donner des recommandations.

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Fièvre, pleurs, démangeaisons… Les symptômes de l’otite sont caractéristiques. Pourquoi cette infection ORL touche-t-elle si souvent les jeunes enfants ? Comment les soulager et prévenir les récidives ?

Avant l’âge de 6 ans, le système immunitaire est encore immature. Les microbes, après avoir proliféré dans les fosses nasales, gagnent facilement la gorge, les bronches et les oreilles. C’est pourquoi les petits souffrent souvent d’un grand nombre de rhumes et d’infections ORL au cours de leurs premières années. Si les otites connaissent un pic en hiver, elles peuvent survenir tout au long de l’année. Il suffit d’une climatisation mal réglée ou encore d’une poussée dentaire. En effet, mettre en permanence les mains et les objets à la bouche pour soulager l’inflammation gingivale favorise le contact avec les microbes en tous genres.

Les antibiotiques toujours d’actualité

Chez les moins de deux ans, le recours aux antibiotiques est quasi-systématique. Bien sûr, les médecins sont conscients du risque de développement de résistances bactériennes à ce type de traitements. Voilà pourquoi ils choisissent avec soin la classe d’antibiotiques qu’ils prescrivent. Chez les tout-petits, une otite mal soignée peut plus facilement entraîner une baisse de l’audition. C’est la complication la plus fréquente. Le risque de voir l’infection dégénérer en méningite ou en paralysie faciale, même s’il est très rare, existe également. Ensuite, après deux ans, les praticiens privilégient les antalgiques et les anti-inflammatoires.

Pas de tabagisme passif

Pour éviter qu’un rhume ne dégénère en otite, prenez l’habitude de bien nettoyer le nez de votre enfant avec du sérum physiologique et un mouche-bébé. Autre précaution indispensable, le protéger du tabagisme passif. Les muqueuses du nez sont tapissées de petits cils qui filtrent les agresseurs potentiels de la sphère ORL. Or la fumée de tabac irrite et paralyse ces cils qui perdent alors de leur efficacité.

Au-delà de 6 otites par an

Quand un enfant enchaîne les infections ORL – au-delà de 6 ans – un bilan plus complet s’impose. Il faut toujours s’assurer qu’un reflux gastro-œsophagien sans symptômes apparents, c’est-à-dire sans régurgitation, ne soit pas à l’origine d’otites à répétition durant la première année. Autre hypothèse, une éventuelle anémie : même si le rôle du fer dans les infections répétées est contesté par certains pédiatres, il est toujours utile de faire un dosage sanguin afin de s’assurer qu’il n’y a aucune carence.

Publié le 03/11/2014. Source: ladepeche.fr

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C’est à bord d’un camion « transformer » de 100 m2 que l’association Agir pour l’audition* sensibilisera le grand public à la santé auditive, depuis le 8 jusqu’au 25 octobre prochain. L’occasion de faire le point sur l’importance de la prise en charge précoce des troubles auditifs du sujet âgé.

« Des travaux importants du Pr Frank Lin** (Baltimore) montrent que le déclin des performances intellectuelles est proportionnel à la surdité. En cas de surdité sévère, le risque de développer une démence est, ainsi, cinq fois plus important qu’en cas de surdité légère », souligne le Dr Pierre Anhoury, médecin de santé publique, directeur général de l’association Agir pour l’audition.

De son côté, le Pr Jean-François Dartigues, directeur de l’équipe « Epidémiologie et neuropsychologie du vieillissement cérébral », au centre INSERM U897 (Bordeaux) a suivi depuis 25 ans 3 777 sujets âgés de 65 ans et plus dans 75 villes et villages de Gironde et de Dordogne, dans le cadre de la cohorte Paquid, afin d’étudier les facteurs de risque et les déterminants de la maladie d’Alzheimer dans la population générale. « Nous avons notamment montré que les personnes de haut niveau d’étude*** mettent 20 ans pour développer une démence alors que celles qui ont un bas niveau d’études ne mettent que 10 ans avant d’en être atteints », affirme le Pr Dartigues.

 

Préserver les « capacités de réserve »

Chez les sujets ayant un haut niveau d’étude, le risque de démence et de perte d’autonomie est, ainsi, retardé de 10 ans. « Cela s’explique par le fait que ces personnes ont acquis des capacités de réserve accumulées au cours de leur vie, des stratégies leur permettant de s’adapter aux phénomènes liés au vieillissement et à l’apparition de déficience. Ces capacités de réserve sont liées à des circuits neuronaux plus performants, à des neurones plus gros et à des connexions neuronales plus nombreuses », précise le Pr Dartigues.

Pour résister aux lésions secondaires au vieillissement, il faut donc préserver les « capacités de réserve ». « Le vieillissement est une perte d’adaptation aux modifications de l’environnement lié au temps qui passe. Cette perte d’adaptation n’est pas irréversible. Si l’on arrive à renforcer notre capacité d’adaptation, on peut ralentir le processus de vieillissement. Parmi les déficiences qui altèrent notre capacité d’adaptation, la presbyacousie est un élément important. Nous pensons également que le fait de porter une prothèse auditive est un moyen de redéployer notre capacité d’adaptation et de lutter contre les conséquences du vieillissement. Car la détection et l’appareillage précoces du patient atteint de presbyacousie permettent de retrouver une vie sociale et des loisirs stimulants. Chez les personnes âgées, le bénéfice de la prévention des effets du vieillissement est immédiat », conclut le Pr Dartigues.

 

* Agir pour l’Audition rencontrera le grand public (adolescents, adultes et seniors) à Vincennes, Espelette et Clermont-Ferrand :http://www.agirpourlaudition.fr

**http://www.linresearch.org

*** Le niveau secondaire est considéré comme un haut niveau d’études pour les sujets ayant 65 ans et plus dans les années 80.

Publié le 10/10/2014. Source : www.lequotidiendumedecin.fr . Auteur : Hélia Hakimi-Prévot

L'obésité peut altérer l'audition

Les jeunes obèses auraient deux fois plus de problèmes d’audition que les adolescents du même âge. Même légers, ces troubles auditifs peuvent mener à des problèmes d’attention.

Problèmes cardiovasculaires et respiratoires, diabète, troubles musculaires… les conséquences de l’obésité sur la santé des adolescents sont nombreuses et bien connues. Mais des scientifiques américains viennent de compléter cette liste en alertant sur les risques de surdité.

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Un quart de la population française serait touchée par les acouphènes. À défaut d’être supprimés, ces bruits parasites peuvent être atténués.

On se réveille un matin avec des sifflements dans les oreilles, généralement de tonalité aiguë. Ils s’installent brutalement ou plus progressivement.

Des bruits exacerbés en cas de stress

Intermittents ou continus, ces bruits parasites affectent réellement la qualité de vie  :

  • fatigue ;
  • irritabilité ;
  • problème d’endormissement ou de concentration.

La personne qui en est victime est seule à les entendre, mais cela ne signifie pas que ces bruits n’existent pas. On sait d’ailleurs mesurer leur intensité (acouphénomètrie).

Et plus la personne est anxieuse et stressée, moins le cerveau parvient à les éliminer et plus ils sont perçus fortement.

Les acouphènes plus fréquents avec l’âge

Dans 90 % des cas, les acouphènes sont associés à un déficit auditif et sont donc plus fréquents avec l’âge, explique Martine Ohresser, médecin ORL spécialiste des acouphènes.

Les 10 % restants sont d’origine mécanique  : problèmes d’articulée dentaire (dent retirée et non remplacée, par exemple), arthrose cervicale ou temporo-mandibulaire (articulation qui unit la mâchoire au crâne).

Ils peuvent également apparaître après une soirée en discothèque ou un concert, sources de traumatisme sonore. Dans ces cas précis, s’ils persistent au-delà de quarante-huit heures, il faut consulter un ORL en urgence.

Acouphènes : quelle prise en charge ?

Les acouphènes ne disparaissent qu’exceptionnellement, mais il est faux de penser qu’il n’y a rien à faire.

On sait par exemple qu’on perçoit moins les acouphènes lorsqu’on est occupé ou absorbé par une tâche, ou lorsqu’ils sont masqués par le bruit environnant, les sons extérieurs.

La solution  : apprendre à déconnecter son cerveau de ce bruit et parvenir à un état d’habituation permettant de ne plus se focaliser sur cette gêne.

Pour y parvenir, la prise en charge par une équipe multidisciplinaire spécialisée – médecin ORL, audioprothésiste, psychologue – est essentielle.

Protections auditives et psychothérapies

Les médecins commencent par expliquer comment les acouphènes sont générés et traités par le cerveau.

La personne qui les perçoit apprend à :

  • éviter l’exposition aux sons forts ;
  • porter des protections auditives (bouchons, casque) quand cela est nécessaire ;
  • éviter le silence en privilégiant l’écoute d’un bruit de fond à faible intensité.

En cas de baisse auditive associée, un appareillage adapté est prescrit. Certains de ces dispositifs sont combinés à un générateur de « bruits blancs », d’intensité très faible, qui détournent le cerveau des acouphènes et lui évitent de se focaliser dessus.

Par ailleurs, des psychothérapies brèves, centrées sur le symptôme, contribuent au processus d’habituation. En une dizaine de séances, thérapie comportementale et cognitive, sophrologie ou hypnose permettent de vivre en paix avec ses acouphènes.

La participation à des groupes de parole offre également une écoute – entre malades – qui réconforte.

Les traitements contre les acouphènes

La médecine progresse. Des chercheurs italiens de l’université de Chieti-Pescara ont découvert que le Pycnogenol, un extrait d’écorce de pin des Landes, pouvait soulager des acouphènes.

Les personnes traitées avec une dose de 150 mg par jour pendant quatre semaines ont ainsi vu la sévérité de leurs symptômes diminuer de plus de la moitié, passant de 8, 8 à 3,3 sur une échelle allant de 0 (symptômes mineurs) à 15 (acouphènes constants et sévères).

Des chercheurs français travaillent de leur côté sur un médicament qui devrait être testé prochainement et sur la stimulation électrique des voies auditives. De nouveaux espoirs en vue.

Publié le 03/10/2014. Source: dossierfamilial.com

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Etre en forme et le rester grâce à une bonne audition

Longtemps prise en compte dans le cadre de pathologies ORL, l’audition fait désormais partie des marqueurs positifs de l’hygiène de vie au quotidien.

Tous, nous souhaitons profiter pleinement de la vie et en améliorer sa qualité.

Prendre soin de son audition tout comme conserver de bonnes capacités à entendre sont des rites à intégrer pour rester dynamique et en relation positive avec les autres.

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Gare aux dégâts des décibels !

En cette saison de festivals, ne faisons pas la sourde oreille aux conseils des ORL. Pour éviter d’irréversibles lésions les bouchons de protection s’imposent. De plus en plus de jeunes souffrent de perte auditive et d’acouphènes.

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