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Acouphènes : enfin des solutions

Voilà un ouvrage utile que l’on attendait désespérément, alors que 12 millions de français (20%) sont atteints plus ou moins gravement par cette sorte de « Larsen auditif » que sont les acouphènes, souvent insupportables, parfois invivables.

Ce bruit de fond continu nuisant au décryptage des conversations, en direct et surtout en écoute audio- visuelle, gâche la musique et prive des petits bruits sympathiques de la nature qui détendent, et de plus, rend l’endormissement difficile voire impossible, obligeant à la prise fréquente de somnifères et d’anxiolytiques. La médecine n’a aucune réponse à cette torture larvaire qui mine le caractère et peut mener jusqu’au suicide.
Ceci n’étant pas considéré comme une vraie maladie, les victimes de cette infirmité ne reçoivent généralement que peu de compassion de la part de l’entourage mais aussi d’une partie du corps médical. Un lecteur sur cinq devrait se reconnaître dans ces lignes…Notez que les jeunes qui se shootent aux décibels sont pour beaucoup des futurs abonnés au club !

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Maladie de Menière

C’est le Docteur Menière qui la décrit pour la première fois en 1861. L’origine repose sur un excès de liquide à l’intérieur de l’oreille interne. C’est une maladie qui associe les vertiges rotatoires, la surdité et les acouphènes. D’une durée variable, d’un quart d’heure à toute une journée, une crise commence généralement par un acouphène unilatéral et une hypoacousie. Souvent très intense, le vertige n’apparaît qu’après, avec des nausées et vomissements.

La fréquence des crises est différente d’un individu à l’autre ; cela peut varier de plusieurs crises par semaine à une par an ou moins.

Un nouveau traitement pour les acouphènes

Les acouphènes sont des bruits, (la plupart du temps des sons aigus) qui sifflent ou bourdonnent dans la tête, de manière plus ou moins permanente, et sans que la moindre source sonore extérieure ne puisse les expliquer.

Jusqu’à présent, on estimait que le nombre de personnes concernées en France tournait autour de cinq millions. Mais d’après les projections tirées de ce sondage réalisé auprès de 900 personnes âgées de 16 à 75 ans, on arrive à 16 millions de personnes potentiellement concernées.

Les acouphènes

Les acouphènes : définition

Les sons aigus et graves sont ressentis comme intra-crâniens (dans la tête) ou intra-auriculaires (dans l’oreille) d’un seul ou des deux côtés et ce ne sont pas des hallucinations auditives.

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Neurinome de l'acoustique

Symptômes

L’un de ces symptômes ou leur association doit conduire à une consultation chez un spécialiste, ORL ou audioprothésiste, car plus la tumeur est petite moins il y a d’adhérence :

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Gare aux dégâts des décibels !

En cette saison de festivals, ne faisons pas la sourde oreille aux conseils des ORL. Pour éviter d’irréversibles lésions les bouchons de protection s’imposent. De plus en plus de jeunes souffrent de perte auditive et d’acouphènes.

Sophrologie et acouphènes

La 17ème édition de la journée nationale de l’audition a placé au cœur de ses débats les acouphènes. L’Université de Lille 2 consacre un colloque à ce phénomène le 11 avril. Cette sensation auditive qui touche 1 Français sur 4, soit 16 millions de personnes s’impose de plus en plus comme un sujet central pour les professionnels du soin. Bourdonnement, sifflement, cliquetis, tintement, comment réapprendre à vivre avec ce symptôme ORL qui peut gravement affecter nos modes de vie ? La sophrologie explore de nouvelles voies de traitement.

Quelles solutions contre les acouphènes ?

Les acouphènes, ces bourdonnements continus dans les oreilles vite insupportables pour ceux qui les subissent, ne sont pas toujours irréversibles. Thérapie acoustique, stimulation de la mémoire auditive, vasodilatateurs : plusieurs techniques existent pour atténuer la gêne.

Les vasodilatateurs, des médicaments controversés

Dans quel cas utiliser les vasodilatateurs ? Lorsque les acouphènes ont moins de six mois et que l’on ne parvient pas à en déterminer la cause : une agression de l’oreille par un traumatisme sonore (pendant un concert, dans une boîte de nuit…), des maladies type diabète, otite, hypertension…

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Quelles solutions contre les acouphènes ?

Les acouphènes, ces bourdonnements continus dans les oreilles vite insupportables pour ceux qui les subissent, ne sont pas toujours irréversibles. Thérapie acoustique, stimulation de la mémoire auditive, vasodilatateurs : plusieurs techniques existent pour atténuer la gêne.

Les vasodilatateurs, des médicaments controversés

Dans quel cas utiliser les vasodilatateurs ? Lorsque les acouphènes ont moins de six mois et que l’on ne parvient pas à en déterminer la cause : une agression de l’oreille par un traumatisme sonore (pendant un concert, dans une boîte de nuit…), des maladies type diabète, otite, hypertension…

Comment fonctionnent les vasodilatateurs ? « En dilatant les vaisseaux sanguins, notamment ceux qui irriguent l’oreille, les vasodilatateurs augmentent l’afflux de sang et aideraient les cellules auditives agressées à se réparer », explique le Dr Stéphane Lacher-Fougère, ORL.

Le ginkgo biloba (présent dans Tanakan, Vitalogink…) est l’une des molécules les plus prescrites actuellement. Il faut prendre ces médicaments deux à trois fois par jour pendant un à deux mois, et s’il n’y a pas d’effet au-delà, mieux vaut arrêter. L’efficacité de ces vasodilateurs à base de gingko biloba est toutefois controversée. Ils sont d’ailleurs déremboursés depuis le 1er mars 2012 en raison d’un service médical rendu jugé insuffisant.

Masquer le bruit pour « oublier » les acouphènes anciens

Dans quel cas masquer le bruit ? Pour les acouphènes anciens qui durent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Il s’agit alors d’un son lié à un traumatisme (maladie, traumatisme sonore…), mais qui reste en mémoire alors que la cause a disparu. Le but est de parvenir à faire « oublier » ce bruit à sa mémoire auditive.

Comment ça se passe ? S’il n’y a pas de perte auditive, le masquage sonore peut se faire en écoutant une liste de musiques, au moment de dormir et dès que l’acouphène devient gênant. L’oreille va mémoriser ces sons et « oublier » l’acouphène. En cas de perte d’audition, le masquage sera effectué par un appareil auditif : le son amplifié étant plus fort que l’acouphène, il finit par prendre sa place. Et si ça ne suffit pas, un générateur de sons peut être ajouté à l’appareil auditif (300 € de plus).

L’audioprothésiste essaiera de trouver les sons qui se rapprochent de l’acouphène pour les diffuser en permanence. L’oreille s’habitue et le cerveau ne prend plus en compte ces sons : on finit par ne plus les entendre !

Apprendre à gérer l’acouphène grâce à une thérapie acoustique

Dans quel cas faut-il maîtriser son acouphène ? Lorsque l’acouphène altère la qualité de vie, entraînant perte de sommeil et stress. « Les gens se sentent démunis face à cet acouphène qu’ils ne savent pas maîtriser. L’objectif est de leur apprendre à mieux le gérer pour pouvoir l’ignorer et finir par l’oublier », explique le Dr Lacher-Fougère.

Comment se déroule cet apprentissage ? Différents spécialistes – ORL, audioprothésiste, psychologue… – travaillent ensemble. « Chacun apporte son savoir-faire : soutien psychologique, explication du fonctionnement de l’oreille, techniques de relaxation comme la sophrologie pour diminuer le stress, stratégies d’évitement du silence, conseils pour trouver le masquage sonore adéquat… », explique le Dr Lacher-Fougère.

Cette thérapie acoustique d’habituation (TAH) peut durer de quelques mois à deux ans, le temps que la gêne disparaisse et que l’acouphène devienne vivable. Une étude menée au Canada auprès de 123 patients a conclu que la TAH était plus efficace que le masquage sonore seul.

Stimuler la mémoire auditive pour les acouphènes résistants

Dans quel cas stimuler la mémoire auditive ? Lorsque l’acouphène est gênant au quotidien et que le masquage sonore associé au soutien psychologique n’a pas donné de résultats.

Comment se passe la stimulation ? La méthode la plus ancienne est la stimulation électrique : des électrodes sont placées au niveau des oreilles et envoient des courants électriques indolores pendant environ 20 minutes dans le cortex cérébral afin de réorganiser la mémoire auditive. L’objectif est de faire disparaître le souvenir sonore gênant qui cause l’acouphène. Le plus souvent, 6 séances (1 à 2 fois/semaine) suffisent.

Plus récemment, une technique de stimulation magnétique a été développée sur le même principe, en envoyant des ondes magnétiques au niveau du lobe temporal, siège de la mémoire auditive. Le protocole le plus courant inclut 5 séances étalées sur 1 à 2 semaines, à répéter éventuellement. Ces techniques sont accessibles chez l’audioprothésiste. Compter 50 à 60 € la séance, non remboursée.

Auteur : Laura Chatelain – Consultant(s): Dr Stéphane Lacher-Fougère, ORL à Bordeaux

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